Le 07 août 2022
… Le vol a été bon … Durant celui-ci, on est passé prendre et noter 2 fois notre température. On ne le sait pas encore, mais, cela va vite devenir une habitude de les voir avec leur petit pistolet bleu …
Comment expliquer l’arriver ?!?
Une ambiance terriblement anxiogène, suspicieuse et lourde … et je ne parle même pas des 45° de température locale, surtout de que je suis habillée complètement pour cacher mes tatouages afin de ne pas attirer l’attention sur nous.
On panique un peu, même beaucoup !!!
On a atterri à Xi’an, en plein milieu de la Chine. Il n’y a que notre avion.
Inutile de vous dire que TOUTES les personnes que l’on voit sont en scaphandres complets : policiers, douaniers, personnel médicale, … Stephan et moi, on va vite les appeler les « mignons ».
Dès que l’on nous déplace, ils pulvérisent l’air derrière nous avec du désinfectant. Ils aspergent toutes les surfaces. Ils désinfectent abondamment entre chacun des passagers. On se fait « aboyer » dessus, en chinois, par les mignons … Les chinois, de manière générale, ne parlent pas beaucoup anglais, mais dans cette région encore moins … Même, si pour moi, ça ne change pas grand-chose …
En bref :
On prend notre température. On vérifie encore nos qrcodes, comme si on aurait pu embarquer sans eux. On nous fait signer un papier en chinois : on suppose pour autoriser les « 25.000 » PCR qu’on va nous faire durant la quarantaine. On vérifie une première fois nos passeports. On fait notre premier PCR. Tout cela à la file, l’un derrière l’autre, à 1.5 m de distance …
On se dirige dans un aéroport fantôme, remplis de mignons.
On se dirige alors vers le comptoir de l’immigration. Le mignon-policier, ne comprends pas ce que nous faisons là … Il est vrai que dans tout l’avion, nous n’étions qu’une dizaine d’occidentaux.
Malgré le VISA obtenu auprès de l’ambassade en Belgique et confirmé par les autorités d’immigration chinoise, nous devons refournir certaines preuves telle que la lettre d’invitation de la sociétés qui « invite » Stephan sur le territoire chinois. Résultat : forfait 4G explosé avec presque 90€, en moins de 3 minutes avec le cloud.
Enfin !!! On a notre cachet !!! Les portes s’ouvrent sur le territoire chinois !!! On y est !!!
On se dirige alors vers un autre check-point. La mignonne revérifie notre passeport et notre cachet de Visa. Comme si on avait pu passer sans … Elle nous donne alors un ticket avec le chiffre 4. On comprendra vite que c’est le numéro de notre bus pour rejoindre notre lieu de quarantaine.
On nous indique une machine. On doit y faire passer tous nos effets. C’est une machine à ultra-violet. Cette machine est munie d’une caméra thermique, j’y vois que j’ai 41.5°. C’est tellement énorme que c’est évident que c’est une erreur. On est tellement en nage que c’est surement la température de la sueur sur mon front.
Dans la salle d’attente, on entends aboyer, toujours en chinois, des chiffres. On décompte les bus. Le bus numéro 4 arrivent. On refait la file. On remontre nos passeport. On montre le billet n°4. On reprends notre température.
On est enfin dans le bus en direction de notre lieu de quarantaine. Personne ne sait pas où on va. Le trajet dure 3 heures avec des demis tours, des marches arrières, … Je ne suis pas certaine que le chauffeur du bus connaisse le chemin. Il suit la voiture de police remplie de mignons qui nous escorte. Mais, ceux-ci ne se rendent pas compte qu’un bus, ça ne passe pas partout …
Finalement, il est 19h30 … Nous arrivons à l’hôtel. Nous sommes à plus ou moins 85 km de l’aéroport de Xi’an … Nous découvrirons plus tard que nous sommes au Xi’an Ling Blue Ocean Convention Center car la sortie du bus a été tout aussi stressante et mouvementée que la sortie de l’avion. Nous n’avons même pas vu où nous arrivions …
Les mignons-pulvérisateurs commencent par pulvériser nos valises et nous faire rentrer dans un tunnel fait avec des bâches … On fait la file car on doit payer nos 7 jours de quarantaine avant même de pouvoir rentrer à l’intérieure. Il y a une mignonne qui ne parle toujours que Chinois installée à une table avec ses petits papiers … On est à l’extérieure, débout, sous une bâche. La chaleur est torride. Les moustiques attaquent. On est en nage. L’attente a duré plus ou moins une petite heure. Elle vérifie notre passeport et notre identité, … On essaye de lui expliquer qu’on ne sait pas payer avec le qrcode car nous n’avons pas de numéro de téléphone chinois. C’est quasiment incompréhensible pour eux car TOUT se fait via des applications. Même leurs identités se vérifient via un qrcode. Finalement, avec l’aide des passagers chinois de notre avion qui parlent un peu anglais, on finit par payer avec du cash, comme au temps de la préhistoire chinoise …
La mignonne-réceptionniste nous donne enfin nos deux badges de porte. Et oui, deux badges … car Stephan et moi, nous serons chacun dans une chambre afin d’effectuer notre quarantaine. Ce n’était pas une surprise, on le savait depuis longtemps.

On rentre par l’arrière de l’hôtel. Le sol et les murs sont protégés de plastique. Tout est dégoulinant de désinfectant puisque les mignons-pulvérisateurs pulvérisent l’air et le sol à chaque passage d’un passager.
C’est pareil à l’étage. On ne va pas assez vite. Les roues des valises collent sur le plastique détrampé … Il y a « LE » mignion-aboyeur qui nous exhorte à avancer … Ni une ni deux … avant même de pouvoir se dire au revoir … Nous voilà dans notre chambre …
!!! Panique !!! Seul !!! Sans moyen de communication …
Il y a des feuilles A4 et des qrcodes sur le bureau. Bien sûr tout est en chinois … OK … Je ne le dirai plus car c’est normal: On est en chine …
Je sais que Stephan a exposé sa 4G … Tant pis, je connecte ma 4G … Et je traduis les documents … On s’appelle et on se fait des sms … J’explose aussi mon forfait 4G …


Et miracle de la technologie … On trouve le wifi et on peut s’y connecter !!!
On frappe alors à la porte … C’est un mignon qui nous apporte le plateau repas du soir … On ne s’est même pas rendu compte que nous n’avions rien dans l’estomac depuis cette nuit dans l’avion …

On est chacun dans sa chambre … On est épuisé … On va pouvoir enfin se reposer !
Voilà qui clôture notre arrivée en quarantaine …